De la cabale anti-tabac
La fameuse association DNF (Droits des Non-Fumeurs) vient encore de faire un coup d'éclat en réclamant l'interdiction du tabac aux terrasses des cafés, arguant de relevés de particules fort peu convaincants d'ailleurs.
C'est tellement plus facile de s'acharner sur les fumeurs, puisque le lobby de la Seita a cessé d'exister (ou presque) depuis la rachat d'Altadis par British American Tobacco. Alors que le lobby de l'alcool a en France encore beaucoup de beaux jours devant lui.
Des exemples ? La publicité pour les alcools nouvellement autorisée sur Internet. La consommation d'alcool sur les lieux de travail alors que la loi l'interdit. Le soutien aux producteurs et vin. Etc.
Jusqu'à quand considérera-t-on que l'alcool n'est en cause que dans 7% des cancers en France ? Car si seulement 7% des cas lui sont directement imputables, il est un facteur aggravant et/ou potentiellement déclencheur dès 3 verres par jour.
Les chiffres officiels rendent le tabac cause de 60 000 morts par an contre "seulement" 23 000 pour l'alcool. Simplement, l'alcool n'est pas comptabilisé comme facteur aggravant et/ou déclencheur lorsqu'il est associé au tabac. Seul le tabac est incriminé alors que l'alcool dans ces conditions peut multiplier les risques jusqu'à 5 fois.
En somme en France, consommer de l'alcool est bon pour l'économie donc admissible, voire même convivial. La vente d'automobiles aussi. Finalement, ce que demande l'ADF c'est juste l'assurance que celui qui boit ses demis tous les jours à la terrasse d'un café ne meure pas à cause du tabac. Quand bien même il mourrait prématurément d'autre chose, on pourrait s'en laver les mains.
À la vôtre !