J'écoute : Gianni Schicchi - O Mio Babbinio Caro.
Je joue : au Scrabble.
Je mange : peu.
Je cite : Schopenhauer - Entre les désirs et leur réalisation s'écoule toute la vie humaine.
Je pense : pas. Ca fait bobo tête et ça sert à rien ! © Un grand auteur :-D
Je rêve : pas non plus. Enfin j'évite.
(mis à jour dimanche 23 novembre 2008 à 22:11)

20/11/2008

20/11/08 - 11:19

De la cabale anti-tabac




La fameuse association DNF (Droits des Non-Fumeurs) vient encore de faire un coup d'éclat en réclamant l'interdiction du tabac aux terrasses des cafés, arguant de relevés de particules fort peu convaincants d'ailleurs.

C'est tellement plus facile de s'acharner sur les fumeurs, puisque le lobby de la Seita a cessé d'exister (ou presque) depuis la rachat d'Altadis par British American Tobacco. Alors que le lobby de l'alcool a en France encore beaucoup de beaux jours devant lui.

Des exemples ? La publicité pour les alcools nouvellement autorisée sur Internet. La consommation d'alcool sur les lieux de travail alors que la loi l'interdit. Le soutien aux producteurs et vin. Etc.

Jusqu'à quand considérera-t-on que l'alcool n'est en cause que dans 7% des cancers en France ? Car si seulement 7% des cas lui sont directement imputables, il est un facteur aggravant et/ou potentiellement déclencheur dès 3 verres par jour.

Les chiffres officiels rendent le tabac cause de 60 000 morts par an contre "seulement" 23 000 pour l'alcool. Simplement, l'alcool n'est pas comptabilisé comme facteur aggravant et/ou déclencheur lorsqu'il est associé au tabac. Seul le tabac est incriminé alors que l'alcool dans ces conditions peut multiplier les risques jusqu'à 5 fois.

En somme en France, consommer de l'alcool est bon pour l'économie donc admissible, voire même convivial. La vente d'automobiles aussi. Finalement, ce que demande l'ADF c'est juste l'assurance que celui qui boit ses demis tous les jours à la terrasse d'un café ne meure pas à cause du tabac. Quand bien même il mourrait prématurément d'autre chose, on pourrait s'en laver les mains.

À la vôtre !

07/11/2008

07/11/08 - 00:15

Washington Match : Le Poids du fric, le Choc de l'Amérique




Je m'amuse plus que ne m'attriste, finalement, de cette ardeur et de cette frénésie qui semblent, selon les apparences, parcourir la France suite à l'élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis.

Tout d'abord ces dithyrambes concernant le "soutien massif des Américains" (lire Étasuniens) à Barack Obama ; 52% des suffrages exprimés, ce n'est ni plus ni moins que le mouchoir de poche dans lequel les Présidents des États-Unis sont élus depuis des années. Qui peut honnêtement parler dans ce cas d'une "révolution" ?

Ensuite ce qui me frappe toujours, c'est la profonde méconnaissance française de la culture politique et de la sociologie des États-Unis. Je ne m'attarderai pas là-dessus, mais s'imaginer que Barack Obama, passé à travers des moules aussi rigides que ceux de l'ENA en France, est plus représentatif des étasuniens que ne l'était George W. Bush est une erreur presque aussi grosse que la Maison Blanche.

Enfin ce qui me fait encore le plus rire reste de voir les “abhorrateurs” de Nicolas Sarkozy, de son star system et de ses soutiens financiers et industriels devenir de véritables hagiographes de Barack Obama. Décidément, les dogmes ont toujours dans ce pays bien plus d'avenir que l'esprit des Lumières dont on le pare volontiers.



Les promesses n'engagent jamais que ceux qui y croient.

02/05/2008

02/05/08 - 16:55

Childhood

Assise à la terrasse d’un café, seule, elle repense à son enfance, à hier en fait. Elle songe à la mélancolie douce de l’enfance dont parlent toutes ses amies lorsqu’il leur arrive d’aborder ce sujet. Elle n’a pas de tels souvenirs heureux de l’enfance. Une famille qui n’en avait que le nom, des épreuves, des amis moins que rares. Mais elle se souvient de l’espoir qui l’habitait encore en cette époque. Au fond, Lisa regrette ses illusions. Et cette Chartreuse, amère ! Dieu, elle ne reviendrait pas ici de sitôt, en tous cas ne commanderait pas une liqueur. Elle n’avait jamais voulu vivre que dans le monde des adultes, tant ce monde lui semblait plus juste. De cette époque elle ne peut se souvenir que des ombres que le monde adulte projetait sur les murs. De la beauté qu’elle imaginait. Depuis, son éblouissement a fait place à la clairvoyance. En lieu et place des ombres, elle a appris à voir les choses elles-mêmes, dans la lumière blafarde et crue de la réalité. Finissant d’un trait cette liqueur immonde, Lisa se disait qu’elle n’aurait jamais dû grandir. Non parce que le monde de l’enfance eût été meilleur ; simplement il lui donnait encore à espérer par ses illusions. Aujourd’hui, les illusions perdues, elle se dit qu’elle n’a plus rien à espérer que de continuer. Et c’est en laissant dédaigneusement le prix de sa consommation sur le guéridon que Lisa se dirige vers Bercy. Sans but, si ce n’est celui de ne plus penser.

21/12/2007

21/12/07 - 15:20

On sort les Vinyles !



 

Métro ligne 6 pour ceux que ça intéresse. Nationale pour être précis.


Découvrez Annie Lennox!